7

Le sentier des narcisses

Bétail et narcisses

Exploitation agricole et narcisses

Les premiers défrichements liés à l’agriculture dès le 11e siècle ont permis l’apparition de prairies. Dans la région ces dernières ont été favorables aux narcisses, même si elles ne présentent aucun intérêt pour l’agriculture.


Jusque dans les années 1950, les pratiques agricoles ne permettaient pas de sécher un pré à narcisses tant que les feuilles grasses et collantes de cette plante n’avaient pas complètement fané. La première fauche n’avait donc pas lieu avant le mois de juillet, laissant le temps aux narcisses d’achever leur cycle et favorisant leur reproduction. Même l’apport périodique de fumier, peu abondant à cette époque, ne leur était pas défavorable. Pendant plusieurs siècles, les narcisses ont fait partie du paysage. L’augmentation du coût du travail, la mécanisation et la baisse du prix des produits agricoles ont entrainé une intensification des modes de production. L’exploitation s’est concentrée sur les parcelles les plus productives, laissant place au reboisement des autres. Cette évolution et l’urbanisation ont provoqué une raréfaction des milieux semi-naturels et la perte progressive des prairies à narcisses qui ne supportent pas la fauche précoce ou le piétinement printanier, et se retrouvent souvent cantonnées dans des lisières.

Aujourd’hui, différents projets en faveur de la qualité du paysage et de la biodiversité ont été initiés par la commune de Montreux, l’Association Narcisses Riviera et le Parc naturel régional Gruyère Pays-d’Enhaut. Sur une base volontaire, les agriculteurs peuvent s’engager, pour une durée de huit ans, à exploiter les prés à narcisses de manière extensive, avec une fauche ou une pâture tardive et éventuellement une légère fumure.

Narcisses aux Pléiades

Narcisses et bétail